De nouveaux nichoirs dans la ripisylve de l’Arc pour le Rollier d’Europe

De nouveaux nichoirs ont été installés par Menelik dans la végétation des berges de l’Arc pour compenser la disparition de platanes atteint du chancre coloré.

8 nichoirs ont été posés, orientés sud-est afin d’être à l’abri du vent et bien exposés au soleil. Une implantation idéale pour cette espèce, mais aussi pour le Petit-duc scops et la Huppe fasciée (en photos ci-après).

Cette opération a été menée afin de compenser l’abattage inévitable de plusieurs platanes chancrés l’automne dernier à l’amont et à l’aval de l’aqueduc Roquefavour, qui enjambe la vallée de l’Arc.

Stratégie éducation et sensibilisation à l’environnement

Opération cours d’eau propres – Nettoyons le Sud – 13 avril 2024

Menelik s’associe à la Région Sud pour la nouvelle campagne de nettoyage le samedi 13 avril 2024. Plusieurs associations du territoire se sont engagées à participer à cette action environnementale en focalisant leurs efforts sur nos cours d’eau.

En soutien à cette noble cause, l’établissement public Menelik, en charge de la gestion des cours d’eau qui se jettent dans l’étang de Berre, se mobilise également. Dans cette optique, une carte interactive a été mise en place pour recenser toutes les initiatives de nettoyage autour des cours d’eau. Cette carte permettra aux habitants, aux associations, et à toute personne désireuse de contribuer à cette cause, de localiser facilement les zones d’intervention et de se joindre aux efforts de nettoyage.

Nous encourageons donc chacun à consulter cette carte et à participer activement à cette opération de nettoyage, essentielle pour la préservation de nos milieux aquatiques. Les informations complètes et à jour sont disponibles sur le site de l’opération Nettoyons le Sud 2024.

Cette carte est régulièrement mise à jour. Vous pouvez nous contacter pour ajouter votre opération de nettoyage en bord de cours d’eau.

Opération de dépollution de l’Arc : 4km débarrassés du plastique

L’établissement public Menelik, gestionnaire des cours d’eau qui se jettent dans l’Étang de Berre, lance une campagne de dépollution de l’Arc à Rousset. Plusieurs milliers de lambeaux de plastique échoués suite à une crue seront retirés à la main sur près de 4km. Un travail de fourmi pour que l’Arc retrouve sa superbe.

La rivière jonchée de plastiques sur 4km

Lors de la crue du 13 juin 2023, plusieurs bâches dégradées en bordure d’une exploitation agricole ont été emportées par les eaux, déposant ainsi des milliers de lambeaux de plastique sur la végétation des berges. Le spectacle est désolant.

Une enquête de police a été ouverte à la demande de la commune de Rousset et vient de s’achever. Menelik a donc pu mandater l’entreprise « Travaux et environnement » qui démarre aujourd’hui l’arpentage de l’Arc afin de retirer un à un les lambeaux de plastiques restés coincés dans les branchages et sur les berges. L’opération devrait se poursuivre jusqu’à mercredi.

La gestion des déchets dans les cours d’eau

La question des déchets en bordure des cours d’eau reste un sujet complexe à gérer. En effet, toutes les parcelles qui bordent les cours d’eau sont privées. Il revient donc aux propriétaires d’entretenir leurs parcelles. En outre, Menelik gère 1200km de cours d’eau, et nettoyer régulièrement l’intégralité de ce linéaire serait titanesque voire impossible.

Néanmoins, dans des cas comme celui-ci, l’opération de nettoyage est considérée d’intérêt général, ce qui permet à Menelik d’intervenir. Par ailleurs, Menelik assure le ramassage des déchets simultanément aux opérations de gestion de la végétation menées tous les ans sur les portions de cours d’eau les plus sensibles. Ces campagnes se concentrent chaque année sur de nouveaux secteurs, avec une rotation sur 5 ans en moyenne, permettant ainsi de traiter une grande partie des cours d’eau du territoire.

À noter également, chaque riverain a reçu cette année un mini-guide pour mieux comprendre les interventions de nos techniciens ainsi que leurs droits et devoirs.

Marylène Bonfillon, élue présidente de l’établissement public Menelik

Marylène Bonfillon a été élue ce mercredi 28 février, présidente de l’établissement public d’aménagement et de gestion de l’eau Menelik, à l’unanimité. Elle succède à Olivier Guirou, disparu ce début d’année, et s’inscrit pleinement dans la continuité des actions engagées par ce dernier pendant son mandat.

« Je souhaite poursuivre le formidable travail réalisé par Olivier avec Menelik. C’est pour cette raison, et pour continuer à soutenir les projets engagés ensemble que je me suis portée candidate. Je vous remercie pour la confiance que vous m’accordez et reste à l’écoute de chacun d’entre vous. »

C’est par ces mots que Marylène Bonfillon a accueilli son élection à la présidence de l’établissement public créé en 2022. Le comité syndical et ses élus s’étaient réunis symboliquement à la Fare-les-Oliviers, en hommage à Olivier Guirou, maire de la commune, président de la Commission locale de l’eau et de Menelik, qui nous a quittés subitement lundi 22 janvier 2024 au matin, à l’âge de 66 ans. Une minute de silence a été observée en sa mémoire.

Docteure en histoire de formation, Marylène Bonfillon est adjointe au maire de la ville de Salon-de-Provence, déléguée à l’urbanisme et à l’agriculture, et conseillère métropolitaine. Elle procèdera dans les semaines qui viennent au vote du budget 2024 de l’établissement public afin que les projets se poursuivent sans interruption et dans les meilleures conditions.

Premiers coups de pelle autour de l’Arc à Roquefavour

Une 1ère phase de travaux sur l'Arc à Aix-en-Provence

C’est la concrétisation de plusieurs années d’études et de préparation pour l’établissement public Menelik : les travaux de restauration de l’Arc à Roquefavour entrent dans leur phase opérationnelle. Cette première étape consiste à reconquérir une zone d’expansion de crue afin de contribuer à la réduction du risque inondation à l’aval. Plusieurs brèches sont créées dans une digue en remblais afin de laisser l’Arc déborder sur un champ en cas de crue.

Laisser l'Arc déborder pour prévenir les inondations

À Roquefavour, une digue en remblais de terre avait été construite après les inondations de 1978 pour limiter le débordement de l’Arc et éviter l’inondation d’un champ cultivé. Aujourd’hui conscient des perturbations engendrées par ce type d’ouvrage le long des cours d’eau, Menelik déploie une politique de reconquête de ces espaces inondables.

Les crues font partie du fonctionnement naturel d’un cours d’eau. Les zones d’expansion de crue aussi. Permettre aux cours d’eau en crue de déborder sur des espaces non urbanisés est une démarche qui contribue à ralentir l’écoulement des eaux à l’amont pour atténuer le risque inondation à l’aval. En laissant de l’espace à la rivière à l’amont, on protège les territoires à l’aval. On parle alors de « solidarité de bassin ».

Pour redonner à l’Arc la liberté de déborder sur ce secteur, quatre brèches sont créées sur la digue. Cette solution a été adoptée afin de préserver les arbres remarquables qui s’étaient installés sur cette butte de terre avec les années. Les travaux se déroulent jusqu’à la fin du mois pour un montant total de 90 000 € sur cette première phase.

De la fouille préventive à la plantation d'arbres

Chaque création de brèches est surveillée par Stéphane Bonnet, géomorphologue au sein de la direction Archéologie et Muséum de la ville d’Aix-en-Provence, afin de réaliser des fouilles préventives. Un travail de recherche est ensuite mené par son équipe afin d’étudier l’histoire de ce site remarquable et déterminer les usages d’antan, la datation des ouvrages et la place de l’Arc à l’époque.

En parallèle, Arnaud Million, directeur technique chez Cérès Flore, veille à ce que les arbustes présents sur ces brèches soient proprement déracinés et mis de côté pour être replantés immédiatement à la fin des travaux. Ainsi ces brèches seront immédiatement revégétalisées avec des sujets natifs, afin que le secteur retrouve le plus vite possible, un aspect et un fonctionnement naturels.

Un projet transversal et participatif

Restaurer un cours d’eau, c’est lui permettre de retrouver un fonctionnement naturel. À Roquefavour, les enjeux sont multiples et complexes : il s’agit dans un premier temps de lui laisser de la place pour déborder, quand c’est nécessaire, et ainsi réduire le risque d’inondation.

Une seconde phase s’intéressera plus particulièrement au barrage, véritable mur en travers de l’Arc, et s’attachera à permettre à la vie qu’il abrite — les sédiments, les poissons — de circuler à nouveau librement.

Roquefavour est aussi un lieu chargé d’histoire(s), d’ambiances et d’attachements, dans un cadre naturel riche et au cœur du site classé de l’Arbois. Un patrimoine à la fois culturel, architectural et paysager que Menelik a souhaité intégrer à sa réflexion en créant un laboratoire participatif qui contribuera tout au long du projet.

Prévention des inondations, préservation de la rivière et de son milieu (faune et flore), valorisation du patrimoine et des usages… Menelik a imaginé un projet d’ensemble qui concilie les enjeux techniques et sociaux, en phase avec les besoins de l’Arc, de son territoire et de ceux qui le font vivre.

Comment l’Arc s’est-il recouvert d’algues vertes à Trets ?

Les autorités enquêtent sur la pollution de l'Arc

Le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) et la Gendarmerie se sont rendus sur place ce week-end, dès que l’association de pêcheurs (APPMA) a donné l’alerte, et ont mené l’enquête avec un expert antipollution. Menelik a également été informé par la commune de Trets et suit les investigations.

L’origine la plus probable serait une pollution accidentelle due à une forte charge en nutriments apportée par un domaine viticole lors de l’épisode pluvieux de la semaine dernière, provoquant ainsi cette explosion algale constatée par les pêcheurs. Des prélèvements ont été effectués et les investigations sont en cours.

Vigilance de mise jusqu'à nouvel ordre

Les activités de pêche, de baignade, d’abreuvement des animaux domestiques et de consommation de toutes les espèces de poissons issus de l’Arc et de ses affluents sont interdites sur tout le territoire de la commune de Trets au moins jusqu’à la fin de la semaine par arrêté municipal.

Nouvelle campagne de gestion de la végétation Menelik

Prévenir les inondations et préserver la biodiversité

Gérer la végétation des rivières de manière responsable, c’est agir là où c’est nécessaire. Là où le risque d’inondation est le plus fort : les zones urbaines et artificialisées. Là où la nature a besoin de soutien pour préserver sa biodiversité. Grâce à un plan annuel de gestion de la ripisylve, Menelik se focalise chaque hiver sur les secteurs les plus sensibles.

Agir là où c'est nécessaire

Nous prenons soin des 1200 km de petits fleuves côtiers, rivières et ruisseaux qui se jettent dans l’étang de Berre, totalisant ainsi 2400 km de berges, soit 3 fois la distance entre Aix-en-Provence et Paris. Gérer minutieusement la végétation sur l’ensemble des bassins de l’Arc, la Cadière, la Touloubre et du pourtour de Berre est impossible et inutile dans la plupart des cas.

Nos interventions sur la ripisylve sont donc ciblées, ajustées par secteur et planifiées sur les zones vulnérables aux inondations ou bien sur une ripisylve en mauvaise santé, avec une rotation sur cinq ans en moyenne, pour permettre à la végétation de se régénérer naturellement.

Suivez la progression de la campagne

Avancement

Les pratiques sont en cours d’harmonisation entre les bassins de l’Arc, la Cadière et la Touloubre suite à la reprise de la gestion de ces territoires par Menelik en 2022. Des différences de traitement persistent donc encore cette année entre les bassins. Une étude est actuellement menée pour définir la méthode la mieux adaptée à ce territoire.

Nos techniciens vous répondent !

Une question, un problème ? Nous vous invitons à contacter nos techniciens de rivières par mail ou par téléphone au ‭04 42 29 40 66‬.

Ciné-débat : documentaire La Rivière de Dominique Marchais

Jeudi 7 décembre 2023 à 20h au cinéma Mazarin à Aix-en-Provence

Menelik vous invite à participer à la projection du documentaire « La rivière » de Dominique Marchais, suivie d’un débat avec le réalisateur et l’équipe de Menelik. Rendez-vous le jeudi 7 décembre à 20h au cinéma Mazarin d’Aix-en-Provence. Une initiative d’Image de ville que nous tenons à remercier pour l’invitation et l’organisation.

Synopsis

Entre Pyrénées et Atlantique coulent des rivières puissantes qu’on appelle les gaves. Les champs de maïs les assoiffent, les barrages bloquent la circulation du saumon. L’activité humaine bouleverse le cycle de l’eau et la biodiversité de la rivière. Des hommes et des femmes tendent leur regard curieux et amoureux vers ce monde fascinant fait de beauté et de désastre.

Festival de La Rochelle. Prix Jean Vigo.

Une crue centennale, c’est une fois tous les 100 ans ?

Les médias qualifient souvent une crue de « décennale » ou « centennale » pour indiquer son intensité. Contrairement aux idées reçues, il n’y a aucune notion de fréquence derrière ces mots ❌

Une « crue centennale » est une crue majeure, qui a une chance sur 100 de se produire chaque année. Attention, il ne s’agit que d’une probabilité. Les inondations sont des phénomènes aléatoires dans le temps et l’espace qui dépendent de la pluviométrie et de la qualité du sol ⛈

Des crues centennales peuvent ainsi se produire plusieurs fois par siècle, voire plusieurs années d’affilée ou plusieurs fois par an 🗓

➡ À lire dans le magazine GRIM