surveiller la qualité de l'eau

Campagnes d'analyse de la qualité de l'eau des rivières

Menelik mène des campagnes régulières de surveillance de la qualité de l’eau. Ces analyses permettent de suivre l’évolution de l’état des cours d’eau, de repérer d’éventuelles dégradations et d’apporter des indications utiles pour agir à l’échelle du territoire.

Comprendre l’état de santé d’une rivière

Une rivière est un écosystème à part entière. Elle ne se résume pas à l’eau qui s’écoule : elle comprend aussi le lit, les berges, les sédiments, les éléments chimiques et organiques, ainsi que l’ensemble des êtres vivants qui y trouvent leur place.

S’intéresser à la qualité de l’eau, c’est donc chercher à mieux comprendre l’état global de la rivière. Mais cette qualité ne se lit pas seulement à l’œil nu : la couleur de l’eau, sa transparence ou son odeur ne suffisent pas à juger de la bonne santé d’un cours d’eau. Pour établir un diagnostic fiable, il faut s’appuyer sur des indicateurs scientifiques et normalisés. C’est ce qu’on appelle le suivi de l’état du cours d’eau.

Agir de manière éclairée

Un cours d’eau en bon état est un milieu vivant et dynamique, capable d’accueillir une biodiversité riche, de permettre aux espèces d’accomplir leur cycle de vie, et de laisser les processus naturels, comme l’autoépuration, le transport des sédiments ou la reproduction, fonctionner correctement. Ce suivi est indispensable pour comprendre les enjeux et agir de manière éclairée.

1

Pourquoi suivons-nous la qualité de l'eau ?

Suivre les cours d’eau à l’échelle du territoire

Menelik suit régulièrement la qualité de l’eau sur les principaux cours d’eau de son territoire. Ce travail permet de mieux comprendre l’état des rivières, d’identifier des secteurs sensibles et de suivre l’évolution de la situation dans le temps.

Cette connaissance vient appuyer les actions menées sur les bassins versants, nourrir les échanges avec les partenaires et aider à mieux cibler les priorités de préservation des milieux aquatiques.

Piloter un programme d’analyses régulier

Chaque année, Menelik organise quatre campagnes de prélèvements sur un réseau d’environ 60 points de prélèvement répartis sur les bassins de l’Arc, de la Cadière, de la Touloubre et du pourtour des étangs de Berre et de Bolmon.

Les prélèvements et analyses sont confiés, dans le cadre de marchés publics, à des bureaux d’études et laboratoires spécialisés. Menelik en assure le pilotage technique, le suivi budgétaire et la restitution des résultats auprès de ses partenaires techniques et institutionnels.

Voir la carte des prélèvements

Produire une connaissance utile pour agir

Les résultats ne servent pas seulement à établir un constat. Ils permettent aussi d’alimenter les enquêtes en cas de pollution, d’appuyer le dialogue avec les gestionnaires de réseaux et les collectivités, et de mieux orienter certaines actions de restauration ou de prévention.

Le suivi de la qualité de l’eau s’inscrit ainsi dans une approche plus large, au service d’une gestion durable des milieux aquatiques.

Consulter les résultats

À quelle fréquence Menelik réalise-t-il ses campagnes ?

Menelik effectue quatre campagnes de prélèvements chaque année, en février, avril, août et novembre. Ces périodes correspondent à différents moments du cycle hydrologique, avec des débits variables qui influencent les concentrations en polluants et le fonctionnement global des cours d’eau.

This is the default text value

Où les prélèvements sont-ils réalisés ?

Les points de suivi sont répartis sur l’ensemble des principaux cours d’eau du réseau hydrographique, avec environ 60 points de prélèvement sur les bassins de l’Arc, de la Cadière, de la Touloubre et du pourtour des étangs de Berre et de Bolmon.

This is the default text value

Tous les paramètres sont-ils analysés partout ?

Non. Les paramètres physico-chimiques de l’état écologique sont analysés sur l’ensemble des points de prélèvement. Les micropolluants et les analyses biologiques sont concentrés sur des points plus stratégiques, par exemple à des confluences, des embouchures ou à proximité de secteurs à enjeux.

This is the default text value

Pourquoi mesurer aussi les débits ?

La mesure des débits permet de mieux interpréter les résultats, de détecter certaines anomalies, comme un rejet ou un prélèvement, et de calculer des flux de pollution. Elle aide à replacer les concentrations mesurées dans le fonctionnement réel du cours d’eau.

This is the default text value

Menelik réalise-t-il lui-même toutes les analyses ?

Menelik pilote le programme de suivi, mais les prélèvements et analyses sont confiés à des prestataires spécialisés sélectionnés dans le cadre de marchés publics.

This is the default text value

2

Comment la qualité de l’eau est-elle évaluée ?

Un cadre scientifique et réglementaire partagé

L’évaluation de l’état des eaux repose sur une méthode harmonisée, qui permet d’analyser les cours d’eau à partir d’indicateurs scientifiques communs. Elle vise à établir un diagnostic objectif comparable dans le temps.

Cette évaluation s’appuie sur deux grands volets complémentaires : l’état écologique et l’état chimique.

Des analyses de l’eau, mais aussi du vivant

L’état écologique prend en compte à la fois les caractéristiques physico-chimiques de l’eau et l’état biologique du cours d’eau. Il ne s’agit donc pas seulement de mesurer des concentrations : il faut aussi observer comment le milieu vivant réagit.

Les indicateurs biologiques apportent une lecture précieuse, car ils renseignent sur les effets cumulés des pressions dans la durée et complètent utilement les analyses chimiques.

Un classement exigeant, conçu pour protéger les milieux

L’évaluation de l’état d’un cours d’eau repose sur l’analyse d’indicateurs chimiques et biologiques, ainsi que sur la recherche de substances dangereuses. Le classement final d’un tronçon suit une logique protectrice : pour chaque groupe de paramètres ou d’indices, c’est le résultat le plus déclassant qui est retenu, puis appliqué à l’ensemble du tronçon concerné.

Ce principe garantit un haut niveau d’exigence environnementale, même s’il peut conduire à une appréciation volontairement sévère de l’état du cours d’eau.

Sur quel cadre réglementaire repose l’évaluation ?

L’évaluation de l’état des eaux est encadrée par arrêté ministériel. Pour apprécier l’état d’un cours d’eau de façon comparable d’un territoire à l’autre, elle s’appuie sur des méthodes et des seuils communs. Cette évaluation repose sur deux volets complémentaires : l’état écologique, qui renseigne sur le fonctionnement du milieu, et l’état chimique, qui vérifie la présence éventuelle de substances dangereuses.

This is the default text value

Qu’est-ce que l’état écologique ?

L’état écologique se compose de deux volets. Le premier est l’état physico-chimique, qui comprend notamment la température, l’oxygène dissous, les nutriments azotés et phosphorés, la matière organique, certains métaux lourds et quelques polluants. Le second est l’état biologique, fondé sur l’analyse des peuplements d’invertébrés, de diatomées, de végétaux aquatiques et de poissons.

This is the default text value

Qu’est-ce que l’état chimique ?

L’état chimique repose sur le suivi d’environ une cinquantaine de substances dangereuses, comme certains pesticides, métaux lourds, hydrocarbures ou PCB. Le principe est binaire : si toutes les substances suivies sont en dessous des normes de qualité environnementale, l’état chimique est bon. Si une seule substance dépasse son seuil, le bon état chimique n’est pas atteint.

This is the default text value

Comment les résultats sont-ils classés ?

Pour les paramètres physico-chimiques, les concentrations mesurées sont comparées à cinq classes d’état, de mauvais à très bon. Pour les indicateurs biologiques, les résultats sont comparés à un état de référence propre au type de cours d’eau étudié. Plus le résultat est proche de cet état de référence, meilleur est l’état du milieu.

This is the default text value

Comment est déterminé l’état global d’un cours d’eau ?

Le bon état global n’est atteint que si l’état écologique est bon et si l’état chimique est bon. Pour chaque groupe de paramètres, c’est le résultat le plus déclassant qui l’emporte. Puis le résultat d’un point de prélèvement s’applique au tronçon de cours d’eau concerné.

This is the default text value

Ce système a-t-il des limites ?

Oui. Ce principe est protecteur et garantit une forte exigence environnementale, mais il peut aussi donner une représentation simplifiée d’une réalité parfois plus nuancée, notamment dans les cours d’eau méditerranéens soumis à de fortes variations saisonnières.

This is the default text value

Pourquoi les indicateurs biologiques sont-ils si importants ?

Parce que chaque espèce possède une sensibilité propre aux perturbations. La présence d’espèces sensibles à la pollution tend à indiquer un milieu en meilleur état. À l’inverse, leur absence et la domination d’espèces tolérantes peuvent révéler une dégradation.

This is the default text value

Quels indices biologiques sont utilisés ?

Plusieurs indices normalisés existent : l’indice invertébrés (I2M2), l’indice diatomées (IBD), l’indice macrophytes (IBMR) et l’indice poissons (IPR). Ils reposent sur des protocoles précis d’échantillonnage, de comptage et d’identification. Issus d’un consensus d’experts, ils permettent de comparer les résultats dans le temps et entre différents sites.

This is the default text value

Qu’est-ce qu’un cours d’eau en bon état ?

C’est un milieu vivant et dynamique, capable d’accueillir une biodiversité riche, de permettre aux espèces d’accomplir leur cycle de vie et de laisser fonctionner correctement les processus naturels, comme l’autoépuration, le transport des sédiments ou la reproduction.

This is the default text value

3

À quoi servent ces analyses ?

Mieux comprendre les pressions sur les cours d’eau

Les campagnes d’analyse permettent de repérer des secteurs sensibles et de mieux comprendre les pressions qui s’exercent sur les milieux aquatiques. Ces pressions peuvent être liées à des rejets, au ruissellement, aux pratiques agricoles, à certains usages du quotidien ou à des altérations physiques du cours d’eau.

La qualité d’un cours d’eau reflète ainsi l’ensemble des activités présentes sur son bassin versant. L’interprétation demande donc toujours une lecture globale et contextualisée.

Appuyer l’action publique et le dialogue avec les partenaires

Les résultats produits par Menelik alimentent les échanges avec les collectivités, les gestionnaires de réseaux pluviaux et d’assainissement, les services de l’État et les autres acteurs du territoire. Ils permettent de mieux cibler les actions, de hiérarchiser les enjeux et de construire des réponses adaptées.

Ils viennent aussi nourrir d’autres missions de Menelik, comme les enquêtes et constats en cas de pollution, l’amélioration des connaissances, la restauration physique des milieux aquatiques, la gestion écologique de la végétation des berges ou encore l’intégration des enjeux de l’eau dans les stratégies territoriales.

Partager une culture commune de la qualité de l’eau

Comprendre la qualité de l’eau, c’est aussi dépasser certaines idées reçues. Une rivière ne se juge pas à son apparence, et un dépassement de seuil ne signifie pas nécessairement un danger immédiat pour la santé humaine.

En partageant ces informations, Menelik contribue à une meilleure compréhension des enjeux et à une vigilance collective plus éclairée à l’échelle du territoire.

D’où viennent les pollutions ?

Les pressions sur les milieux aquatiques sont multiples, souvent diffuses et traduisent logiquement l’implantation des activités humaines : rejets domestiques et industriels collectés et traités, branchements, raccordements et rejets illicites, ruissellement sur les surfaces imperméabilisées, pratiques agricoles avec usages d’engrais ou pesticides, usages ménagers de biocides ou produits chimiques, substances médicamenteuse en tout genre, et même apports atmosphériques ou telluriques. Une même molécule peut avoir plusieurs origines.

This is the default text value

Peut-on juger la qualité de l’eau à l’œil nu ?

Non. Une eau trouble peut être liée à des matières en suspension d’origine naturelle, sans concentration élevée en polluants dissous. À l’inverse, une eau claire peut contenir des substances invisibles à des concentrations significatives.

This is the default text value

La mousse est-elle toujours le signe d’une pollution ?

Non. Il y a mousse et mousse. Certaines mousses, selon leur aspect, leur couleur ou leur texture, peuvent indiquer une pollution. D’autres correspondent à des apports naturels de matière organique, notamment au printemps.

This is the default text value

Des déchets visibles signifient-ils que l’eau est chimiquement polluée ?

Pas nécessairement. La présence de déchets plastiques visibles pose de vrais enjeux environnementaux, notamment sur l’accumulation des micros et nanoplastiques dans le vivant. Mais l’état de la science est encore émergent sur ces sujets et ils ne sont pas encore pris en compte dans l’état chimique de l’eau.

This is the default text value

Quelle différence entre qualité écologique, baignade et eau potable ?

Une confusion fréquente consiste à assimiler qualité écologique et qualité sanitaire. En réalité, ces trois approches répondent à des objectifs différents.

Une eau peut être en bon état écologique, mais impropre à la baignade en raison d’une pollution bactérienne. À l’inverse, elle peut être baignable, tout en étant déclassée sur un paramètre chimique non directement lié à la santé humaine. Elle peut aussi devenir potable après traitement, alors même que la rivière n’est pas en bon état écologique.

La baignade repose principalement sur des critères bactériologiques liés à la santé humaine. Le bon état écologique, lui, renseigne sur l’équilibre et le fonctionnement du milieu. Quant à l’eau potable, elle répond à des normes sanitaires très strictes. Ces trois niveaux ne se confondent donc pas.

This is the default text value

Quel est le rôle de Menelik face aux pollutions ?

Menelik assure le suivi régulier de la qualité des principaux cours d’eau, améliore les connaissances, réalise des enquêtes et constats en cas de pollution, appuie les collectivités et les acteurs de l’eau, contribue à la restauration physique des milieux aquatiques et intègre les enjeux de l’eau dans les stratégies territoriales.

This is the default text value

Comment les habitants peuvent-ils contribuer ?

Chacun peut signaler une anomalie, comme un rejet suspect, une mortalité piscicole, une odeur inhabituelle ou un obstacle dans le lit du cours d’eau. La plateforme collaborative de Menelik permet de transmettre ces informations aux équipes techniques et de participer à la veille du territoire.

This is the default text value

Un suivi indispensable pour mieux préserver les cours d’eau

Les campagnes d’analyse menées par Menelik apportent des repères objectifs pour comprendre l’état des rivières et suivre leur évolution dans le temps. Elles permettent d’identifier des fragilités, d’éclairer les décisions et d’alimenter le travail mené avec les partenaires du territoire.

Ce suivi s’inscrit dans une démarche de long terme, au service de la préservation des milieux aquatiques. Mieux connaître les cours d’eau, c’est mieux agir pour les protéger.

Veillons ensemble