Restaurer nos rivières

Restaurer l'Arc aux Milles à Aix-en-Provence

Aux Milles, l’Arc traverse d’abord un village très fréquenté, puis une plaine où la rivière a été contrainte par les remblais, les digues et les usages. Menelik porte une même ambition de restauration, avec deux réponses adaptées : améliorer rapidement les berges et le cadre de vie dans le village, puis redonner davantage d’espace au cours d’eau dans la plaine.

Pourquoi intervenir ici ?

Le projet concerne l’Arc à Aix-en-Provence, dans le secteur des Milles. Il se déploie en deux parties complémentaires : la traversée du village, entre le pont d’Angenot et le pont SNCF, sur environ 850 mètres, et la plaine des Milles, située dans le prolongement du village.

Ces deux secteurs ne présentent pas les mêmes contraintes ni les mêmes objectifs immédiats. Dans le village, l’Arc traverse un espace urbain, proche des riverains, de l’école, des équipements sportifs et des cheminements de promenade. Dans la plaine, l’enjeu porte davantage sur le fonctionnement naturel du cours d’eau : retrouver un lit plus vivant, restaurer des zones d’expansion des crues et réduire les effets des aménagements passés. Menelik intervient dans le cadre de ses missions GEMAPI, en lien avec la Ville d’Aix-en-Provence, les partenaires techniques, les financeurs et les usagers.

Les grandes étapes

  • 2025 — Lancement des études du village
    Menelik engage les études pour préparer la restauration de l’Arc dans la traversée du village des Milles.
  • 2026 — Conception et validations
    Le projet du village est précisé avec les partenaires, tandis que la démarche de la plaine des Milles se prépare.
  • 2027 — Premiers travaux dans le village, études dans la plaine
    Les travaux sont envisagés dans la traversée du village. En parallèle, les études techniques et la participation citoyenne avancent pour la plaine des Milles.
  • À partir de 2030 — Futurs travaux dans la plaine
    Les travaux de restauration de la plaine pourront être engagés après les autorisations nécessaires, selon le scénario retenu et le calendrier confirmé.
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Une ambition commune

Deux secteurs différents, le village et la plaine, mais une même volonté : restaurer l’Arc aux Milles de manière cohérente.

La traversée du village

Dans la traversée urbaine, le projet vise à renforcer les berges, la biodiversité et le cadre de vie à court terme.

De l'espace en plaine

Dans la plaine des Milles, l’objectif est de rendre à l’Arc des fonctionnalités plus naturelles à moyen terme.

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Une même ambition pour l’Arc

Deux secteurs, deux réponses

Aux Milles, il ne s’agit pas d’un projet unique appliqué de la même manière partout. Le village et la plaine appellent deux types d’intervention. Dans la traversée urbaine, la priorité est de restaurer les berges, de renforcer la biodiversité et d’améliorer le cadre de vie dans un espace déjà très fréquenté.

Dans la plaine, l’ambition est plus structurelle : reconquérir progressivement l’Espace de bon fonctionnement (EBF) de l’Arc, pour que la rivière retrouve des fonctionnalités plus naturelles. Cela suppose de travailler sur le lit moyen, les remblais, les protections de berge, les zones d’expansion des crues et les relations entre la rivière, les parcelles riveraines et les usages existants.

Un territoire fortement aménagé

Le secteur des Milles est marqué par une forte présence humaine. Urbanisation, cheminements, équipements, ouvrages, digues, protections de berge et remblais ont progressivement contraint l’Arc. Ces aménagements ont parfois répondu à des besoins locaux, mais ils ont aussi réduit la capacité de la rivière à bien fonctionner, à accueillir la biodiversité et à déborder dans des espaces adaptés lors des crues.

Cette histoire explique les attentes fortes autour du projet. Les habitants, riverains, usagers, associations, écoles, acteurs économiques et collectivités ont tous un lien concret avec ce territoire. La restauration de l’Arc doit donc être pensée avec attention : améliorer le fonctionnement du cours d’eau, sans ignorer les usages quotidiens ni les inquiétudes liées aux travaux.

Une restauration progressive

La vision portée par Menelik est globale, mais sa mise en œuvre sera progressive. La traversée du village est déjà à un stade avancé de maîtrise d’œuvre, avec des travaux envisagés à partir de 2027. La plaine des Milles entre, elle, dans une phase d’études techniques et de participation citoyenne.

Cette différence de calendrier est importante. Elle permet d’agir plus rapidement là où le projet est déjà mature, tout en prenant le temps nécessaire pour construire, dans la plaine, un projet plus complexe, qui devra intégrer les enjeux hydrauliques, écologiques, fonciers, réglementaires et sociaux.

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Dans le village, restaurer en milieu urbain

Des berges stabilisées par le vivant

Dans la traversée du village des Milles, plusieurs secteurs présentent des phénomènes d’érosion, d’affouillement ou d’instabilité des berges. Le projet privilégie des techniques de génie végétal : fascines, plantations, reprofilages ponctuels et stabilisation par la végétation lorsque les conditions le permettent.

L’objectif n’est pas de figer l’Arc dans un aménagement minéral, mais de s’appuyer sur le vivant pour renforcer les berges dans la durée. Les végétaux jouent un rôle technique, écologique et paysager : ils contribuent à tenir les sols, à créer de l’ombre, à offrir des habitats et à réinscrire la rivière dans un paysage plus naturel.

Imaginer plusieurs scénarios de restauration

Le projet s’appuie sur les diagnostics écologiques réalisés, notamment autour de la trame turquoise, qui relie les milieux aquatiques et humides aux milieux terrestres. Dans un secteur urbain, chaque berge, chaque zone de végétation et chaque continuité le long de l’eau peut jouer un rôle pour la faune et la flore.

Les aménagements chercheront à diversifier les habitats, à préserver la ripisylve existante lorsqu’elle est fonctionnelle et à renforcer les continuités écologiques le long de l’Arc. Certaines zones pourront rester volontairement plus naturelles, avec moins d’interventions visibles, pour laisser au milieu le temps de se régénérer.

Un cadre de vie plus lisible

La traversée du village est aussi un espace de proximité. Les habitants y passent, s’y promènent, l’observent depuis les équipements voisins ou depuis les quartiers riverains. Le projet intègre donc une dimension paysagère et pédagogique, avec des aménagements sobres, rustiques et compatibles avec le fonctionnement du cours d’eau.

L’enjeu n’est pas de transformer les berges en parc urbain classique, mais de mieux faire comprendre la présence de l’Arc. Des cheminements, points d’observation ou supports de lecture du paysage pourront aider à regarder autrement la rivière, sa végétation, ses variations de niveau et les espèces qu’elle accueille.

Une gestion écologique dans le temps

La restauration ne s’arrête pas à la fin du chantier. Les aménagements végétalisés évoluent avec les saisons, les crues, la reprise des plantations et les dynamiques naturelles du cours d’eau. C’est pourquoi le projet prévoit une logique de gestion écologique dans la durée.

Cette gestion devra préciser ce qui est entretenu, ce qui est laissé en évolution naturelle, ce qui est surveillé et ce qui peut être ajusté. L’objectif de labellisation EcoJardin s’inscrit dans cette démarche : concevoir un site géré sans produits phytosanitaires, avec une attention portée à l’eau, aux sols, aux végétaux et aux équilibres écologiques.

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Dans la plaine, redonner de l’espace à la rivière

Un lit moyen à restaurer

Dans la plaine des Milles, l’Arc a été progressivement contraint par des remblais, des protections de berge et des endiguements. Ces transformations ont réduit l’espace disponible pour la rivière, limité ses zones de débordement préférentiel et contribué à banaliser son lit.

Le projet vise à restaurer un lit plus vivant. Cela peut passer, selon les études à venir, par l’effacement de certains remblais ou protections de berge, la reconquête d’espaces de mobilité, la diversification des habitats et la remise en fonction de secteurs capables d’accueillir l’eau lors des crues. Les choix précis restent à définir et à partager.

Mieux gérer les crues sans déplacer le problème

La plaine des Milles joue un rôle important dans le fonctionnement hydraulique de l’Arc. Lorsqu’un cours d’eau dispose d’espaces adaptés pour s’étendre temporairement, les hauteurs d’eau peuvent être diminuées localement et la dynamique de crue mieux répartie. À l’inverse, des remblais ou digues mal adaptés peuvent accélérer les écoulements, concentrer les contraintes et fragiliser certains secteurs.

L’objectif du projet n’est pas de supprimer le risque d’inondation, ce qui serait irréaliste, mais de réduire certaines vulnérabilités et de restaurer des fonctionnements plus naturels. Les études devront vérifier les effets de chaque scénario, notamment sur les hauteurs d’eau, les vitesses d’écoulement, la stabilité des berges et les enjeux situés à proximité.

Des études avant les arbitrages

Le projet de la plaine entre dans une phase d’études techniques. Il devra actualiser les connaissances disponibles sur la morphologie du cours d’eau, l’hydraulique, l’écologie, les sols, les remblais, les ouvrages existants et le foncier. Ces éléments sont indispensables pour comparer les scénarios et mesurer leurs effets.

L’objectif est d’aboutir à un avant-projet définitif d’ici fin 2027. Les dossiers réglementaires et la maîtrise d’œuvre viendront ensuite. Ce calendrier plus long traduit la complexité du secteur : agir sur la plaine, c’est intervenir sur un espace habité, utilisé, en partie privé, et fortement marqué par les aménagements passés.

Construire avec les habitants

La participation citoyenne est un volet central du projet de la plaine des Milles. Les habitants et usagers connaissent les lieux, les accès, les usages, les zones sensibles, les mémoires de crue et les attentes du territoire. Leur contribution permettra d’enrichir les études techniques et de mieux anticiper les conditions de réussite du projet.

Cette concertation devra aussi permettre d’expliquer clairement ce qui est possible, ce qui ne l’est pas, et pourquoi. Restaurer un cours d’eau dans un secteur anthropisé implique parfois des choix difficiles : préserver certains usages, en adapter d’autres, sécuriser des secteurs à enjeux, ou laisser davantage de place à la rivière lorsque cela est pertinent.

Veillons ensemble sur l’Arc aux Milles

La restauration de l’Arc aux Milles avance en deux temps : un projet déjà mature dans le village, et une démarche d’études et de participation dans la plaine. Ces deux volets ont des objectifs différents, mais ils répondent à une même ambition : retrouver une rivière plus vivante, plus lisible et mieux intégrée dans son territoire.

Menelik informera les habitants et les acteurs locaux à chaque étape importante. Avant les travaux dans le village comme pendant les études de la plaine, les échanges permettront d’expliquer les choix, d’anticiper les impacts temporaires et de construire une vision partagée de l’Arc aux Milles.

Ouverture prochaine