Dans la plaine des Milles, nous engageons un projet pour redonner de l’espace à l’Arc, réduire le risque d’inondation et construire des solutions avec les habitants.
Depuis des décennies, remblais et digues ont contraint la rivière. Résultat : un lit moyen largement dysfonctionnel, des érosions accentuées et un risque d’inondation parfois aggravé. Les crues des années 1990 ont marqué les mémoires, et toutes les études convergent : pour sécuriser durablement le secteur, il faut redonner à l’Arc un fonctionnement proche de son état naturel.
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Sur 4 km de rivière, entre le pont SNCF et le pont de Saint-Pons, Menelik pilote une étude ambitieuse qui associe expertise technique et participation citoyenne. Objectif : dessiner ensemble un scénario de restauration qui protège, valorise et relie.


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Redonner de la mobilité au cours d’eau pour relancer sa dynamique naturelle.
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Optimiser les zones d’expansion de crue et repenser les protections.
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Associer riverains et acteurs du territoire à toutes les étapes.

Les remblais et enrochements ont freiné la mobilité naturelle de l’Arc. Restaurer le lit moyen, c’est lui permettre à nouveau de se déplacer, de former des méandres et d’élargir son chenal en période de crue.
Un lit vivant, ce sont aussi des habitats diversifiés : frayères pour les poissons, zones humides pour les amphibiens, ripisylve pour les oiseaux et insectes. La restauration offrira un cadre favorable au retour d’une biodiversité riche.


Plutôt que de chercher à contenir l’eau à tout prix, l’étude identifie et optimise les secteurs où elle peut s’étendre sans dommage. Ces zones jouent un rôle d’amortisseur et limitent les hauteurs d’eau en aval.
Certaines digues ou protections de berges, comme celle de l’Olympe, sont aujourd’hui fragilisées et parfois inefficaces. Leur devenir sera réexaminé pour sécuriser les habitants tout en respectant la dynamique naturelle de la rivière.


Riverains, associations, agriculteurs, élus, usagers du site… tous sont invités à prendre part au projet. Entretiens individuels, ateliers collectifs et dispositifs participatifs permettront de croiser savoirs locaux et expertises techniques.
Prendre en compte la mémoire des crues, les usages actuels et les attentes des habitants est essentiel pour définir un scénario de restauration accepté et durable. L’Arc sera ainsi à la fois une rivière plus sûre et un atout valorisé pour le territoire.

La restauration de l’Arc aux Milles est une aventure collective : mieux protéger les habitants, préserver la biodiversité et faire de la rivière un atout pour l’avenir.
